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Zone durable | RSI double sa superficie

23 mai 2021

Informe Affaires

L’homme d’affaires Jean-François Landry, président de RSI Environnement(le lien est externe), a franchi, au cours des derniers jours, une nouvelle étape cruciale dans la création d’une zone durable à Saint-Ambroise. Il est officiellement propriétaire de quelque 800 000 pieds carrés de terrains adjacents à ses installations actuelles. Cette acquisition permettra à l’entreprise de doubler sous peu la superficie de ce qu’on appelle déjà le Complexe Éco-industriel RSI (CEIRSI).

Connu généralement pour la décontamination des sols, RSI Environnement, aujourd’hui propriété à 100 % de Jean-François Landry, embrassera beaucoup plus large au cours des prochaines années en matière d’économie circulaire, notamment en mettant davantage l’accent sur valorisation des sols stérilisés, mais aussi sur le réemploi des autres matières traitées. Réalisé en étroite collaboration avec la municipalité de Saint-Ambroise, le CEIRSI est donc en passe de positionner la municipalité du maire Denis Tremblay comme un carrefour du développement durable au nord du Saguenay.

« La municipalité de Saint-Ambroise et son maire sont axés sur le développement depuis quelques années. Ils ont une belle dynamique. Mais il faut aussi que les entrepreneurs prennent le lead. Nous, on a embarqué là-dedans il y a déjà cinq ans », assure l’entrepreneur. La SADC du Haut-Saguenay, pour qui le développement durable est intimement lié à sa mission, a aussi supporté régulièrement RSI Environnement dans son développement, par son expertise et ses leviers financiers. « Plus tu vois loin, moins tu as des risques de te tromper. Jean-François Landry est le type de visionnaire qui a perçu l’économie circulaire vingt ans d’avance », commente le DG de l’organisme, André Boily.

Plus de 20 M$ en projets

Selon Jean-François Landry, les nouveaux terrains, acquis de la municipalité de St-Ambroise, permettront d’ajouter des services complémentaires au CEIRSI, mais serviront également à attirer d’autres entrepreneurs, notamment dans un bâtiment de type condo industriel où ils seront éventuellement regroupés, pour développer des projets liés à la synergie industrielle. Il confirme par ailleurs que l’ensemble des projets de développement en cours au Complexe Éco-industriel RSI se chiffre dans les 20 M$.

Il cite, entre autres choses, la construction d’un nouvel édifice administratif, l’ajout d’une unité de décontamination thermique (désorption thermique à haute température à 650 °C) moins énergivore pour traiter de plus petits volumes de sols, ainsi que l’ajout d’immenses bassins d’entreposage d’eaux contaminées avant leur traitement et leur réutilisation dans le procédé de décontamination des sols.

  

L’économie circulaire à l’honneur

L’économie circulaire est véritablement un des enjeux de la croissance du CEIRSI, qui comprend notamment un écocentre qui sera aussi éventuellement réorganisé, et où les matières résiduelles de plusieurs municipalités du secteur sont acheminées et traitées. Un contrat a d’ailleurs été conclu en 2020, pour trois ans, avec la municipalité de Saint-Ambroise pour la gestion du site. Il s’agit en quelque sorte d’un projet-pilote pour RSI, mais qui semble porteur en regard des centaines de tonnes ainsi récupérées, qui sont en croissance, selon Jean-François Landry.

Une partie des matériaux qui y sont déposés est valorisée comme combustible dans le procédé de traitement thermique des sols, ce qui réduit d’autant l’utilisation du propane. Autre apport important au chapitre de la valorisation des matières résiduelles : les médicaments périmés et leurs contenants, récupérés par les pharmacies de tout le Québec, sont acheminés chez RSI Environnement pour servir aussi de carburant.

L’homme d’affaires est fier de souligner aussi la fabrication sur le site de RSI de terreau de grande qualité, totalement exempt d’agents pathogènes ou de bactéries. Produit en vrac à partir des sols devenus complètement inertes par le procédé de désorption thermique, cette terre est ensuite bonifiée par l’ajout de matières organiques, dont les proportions et recettes ont été mises au point par le centre de recherche d’Agrinova. Destiné à l’horticulture, ce terreau est ensuite ensaché et vendu dans les commerces de la région, par le biais d’un autre entrepreneur de Saguenay.


Et pourquoi pas du béton ?

Dans leurs recherches constantes de projets de valorisation, l’équipe de RSI Environnement (une soixantaine de personnes) travaille actuellement sur un autre projet au potentiel fort intéressant pour le CEIRSI, aux dires de Jean-François Landry : la production de béton. Le promoteur explique que les sols contaminés qui sont acheminés pour être stérilisés contiennent immanquablement un important volume de matériaux granulaires et de pierres.

Préalablement broyé en particules de différentes tailles, il constitue un des intrants idéaux pour la fabrication de certaines catégories de béton. L’entrepreneur a donc récemment initié un projet de recherche avec le Centre TERRE du Cégep de Jonquière, dans le but de valider le potentiel de cette idée novatrice. « Notre objectif n’est pas de compétitionner les fabricants de béton de la région, on est loin de là. L’idée, c’est de valoriser une matière résiduelle sans beaucoup de valeur dans un projet d’économie circulaire », confie-t-il en conclusion.  
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À une époque où tous les citoyens se préoccupent de la qualité de l’environnement, RSI Environnement procède à la décontamination et au traitement des sols contaminés de manière sécuritaire pour les transformer en sols propres valorisables et réutilisables.
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